A l'occasion de la Journée internationale contre l'abus et le trafic illicite des drogues, célébrée jeudi 26 juin, le gouvernement togolais a dressé le bilan de ses opérations de lutte contre les stupéfiants.
Ainsi, en 2025, les forces de sécurité ont saisi et détruit 50 729 kg de drogues et substances illicites, selon le ministre de la Sécurité et de la Protection civile, Calixte Batossie Madjoulba.
Dans le détail, le volume saisi comprend 50 291 kg de cannabis, 51,77 kg de cocaïne, 8,5 kg de méthamphétamine et 377,78 kg de psychotropes illicites, précise-t-on.
« Les résultats enregistrés au cours de l'année 2025 témoignent de l'engagement et de la détermination de nos services compétents », a déclaré le ministre, soulignant que ces saisies traduisent également « une réalité humaine » derrière les chiffres.
Ce bilan est proche des volumes détruits en 2022, lorsque plus de 50 tonnes de drogues et de produits illicites avaient été incinérées, dans un contexte de poursuite des efforts des autorités pour lutter contre les filières de trafic.
Pour les autorités, ces résultats interviennent dans un contexte où les réseaux criminels adaptent leurs modes opératoires. « Le Togo, à l'instar de nombreux pays, n'est pas épargné par ce fléau. Sa position stratégique, le dynamisme de ses échanges et son ouverture sur le monde constituent autant de facteurs que ces réseaux criminels cherchent à exploiter », a indiqué Calixte Madjoulba.
Situé sur le corridor Abidjan-Lagos et disposant d'un port en eau profonde, le Togo est un point de transit commercial majeur en Afrique de l'Ouest. Cette position renforce les enjeux de contrôle des flux illicites, tout en exigeant des capacités accrues de surveillance aux frontières et sur les plateformes logistiques. Les autorités bénéficient, depuis plusieurs années, d'appuis techniques et d'équipements fournis par des partenaires internationaux afin d’optimser les capacités de détection et d'analyse des stupéfiants.
Le ministre a également appelé à une mobilisation collective contre le trafic et la consommation de drogues, en insistant sur le rôle des familles dans la prévention. À cet égard, il a rappelé que le numéro vert 1014 reste accessible au public pour signaler les cas liés aux drogues et contribuer aux actions de prévention.
R.E.D.