
Au Togo, les gouverneurs et préfets entendent renforcer leur contribution à la mise en œuvre des politiques publiques. Réunis en séminaire de deux jours, du mercredi 5 au jeudi 6 août 2026 à Blitta, ces représentants de l'État ont défini les priorités qui guideront leur action au cours du second semestre de l'année.
Présidée par le ministre de l'Administration territoriale, de la Décentralisation et de la Chefferie coutumière, Hodabalo Awaté, la rencontre a d'abord permis d'évaluer les actions menées au terme du premier semestre 2026. Les participants ont partagé leurs expériences de terrain afin d'identifier les acquis, les difficultés rencontrées et les pistes d'amélioration.
« Nous sommes venus regarder lucidement le chemin parcouru, mesurer objectivement nos performances, identifier sans complaisance nos insuffisances et construire ensemble les réponses aux défis qui nous attendent », a déclaré le ministre.
Les travaux ont porté sur plusieurs axes stratégiques, notamment le maintien de l'ordre public, l'accompagnement du processus de décentralisation, le contrôle des collectivités territoriales, la prévention des crises ainsi que la coordination des services déconcentrés de l'État.
Pour le second semestre 2026, les gouverneurs et préfets ont retenu plusieurs priorités, parmi lesquelles l'amélioration des procédures administratives, le renforcement de la gestion des affaires administratives et financières, le suivi des affaires coutumières, la préservation des libertés publiques et le développement de la communication publique territoriale. Ces actions visent à accroître l'efficacité de l'administration territoriale et à soutenir la mise en œuvre des politiques gouvernementales au niveau local.
À l'issue des travaux, les participants ont adopté une feuille de route assortie de recommandations opérationnelles. Celle-ci prévoit entre autres un renforcement de la coordination entre les services centraux et les autorités déconcentrées, une harmonisation des pratiques administratives ainsi qu'une amélioration du pilotage territorial de l'action publique.
« Une République moderne n'est pas seulement une République de procédures. C'est d'abord une République d'équité. C'est aussi une République de proximité où l'État est présent, attentif et à l'écoute des réalités locales », a souligné Hodabalo Awaté.
Esaïe Edoh
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